Keima Shimari
Fermeture en saut de cheval
Le keima shimari est une fermeture de coin classique : une pierre est placée sur le point 3-4 et la seconde sur le point 5-3, formant une structure en petit saut de cheval. Cette forme sécurise efficacement le coin tout en laissant la possibilité de se développer ensuite le long du côté.
Face à des fermetures plus lâches comme l’ogeima shimari (fermeture en grand saut de cheval), le keima shimari est plus compact et privilégie la solidité. Il est particulièrement efficace pour poser des bases territoriales sûres en début de partie.
Application tactique
- Points forts du keima shimari :
- Rend très probable la transformation du coin en territoire.
- Offre une structure défensive solide, difficile à envahir.
- S’intègre bien dans les fuseki territoriaux et dans ceux orientés vers l’équilibre.
- Faiblesses et points de vigilance :
- Manque d’influence vers l’extérieur par rapport à des fermetures plus larges.
- Peut subir des réductions ou des sondages de l’adversaire.
- Peut demander des coups de renforcement supplémentaires si l’adversaire met la pression.
Usage historique et moderne
Le keima shimari a été l’un des schémas d’ouverture dominants dans les années 1960, en particulier à l’époque du komi de 4,5. On donnait alors la priorité au territoire solide, et cette fermeture était pour Noir un moyen fiable d’installer une position stable.
Avec l’adoption universelle du komi, Blanc a eu davantage intérêt à approcher tôt plutôt que de laisser Noir achever cette formation. L’essor des ouvertures plus axées sur l’influence, comme le fuseki orthodoxe, a quelque peu réduit la présence du keima shimari au plus haut niveau. Il reste malgré tout une structure fondamentale, aussi bien dans les parties professionnelles que chez les amateurs.
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